« La violence du colonisateur était justifiée par des lois insensées » (Abdelmadjid Chikhi, Conseiller de la présidence)

A l’occasion de la Journée nationale du Martyre, célébrée le 18 février de chaque année, le directeur des Archives nationales, chargé de la mémoire auprès de la Présidence, Abdelmadjid Chikhi a lancé un appel aux juristes pour les inviter à « aider les historiens » à comprendre la composition des instituions coloniales qui n’avait pour objectif que « d’opprimer les citoyens. »

En effet, pour Abdelmadjid Chikhi, étudier les textes sur lesquels s’est basée l’administration coloniale s’avère d’une nécessité absolue. « C’est justement ce code de l’indigénat qui a détruit les Algériens. La violence du colonisateur était justifiée par des lois insensées », a-t-il déclaré, s’attardant sur l’exemple de la banlieue d’Alger, où, a-t-il précisé, la police coloniale imposait aux citoyens algériens un couvre-feu à partir de 10h00.

Par ailleurs, M. Chikhi a réitéré son appel à tous les spécialistes afin de se pencher sur les crimes coloniaux et voir de plus près la façon dont ils ont été commis « au nom de la loi ». « Actuellement, notre plus grand souci, c’est le spécialisation. Avant, on a étudié l’histoire et la géographie ensemble, aujourd’hui elles se retrouvent séparées, ce n’est pas faisable, car l’historien qui n’étudie pas le géographie, ne peut jamais exercer correctement son métier, parce que les disciplines sont inséparables, notamment le sociologie et la psychologie », a-t-il souligné.

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