Le 11 janvier 1954, le jour où Tahar Djaout est né

Aujourd’hui, Tahar Djaout aurait eu 67 ans. Son assassinat en 1993 à Alger par les intégristes-islamistes n’a pas uniquement fait disparaître une personne, mais toute une histoire, un art des mots et une plume acérée d’un journaliste et homme de lettres rebelle.

La mort de Tahar Djaout a secoué tout le paysage littéraire et médiatique mondial. Les  revues et les journaux américains, français, suisses, libanais… lui ont rendu des hommages exceptionnels, reconnaissant son apport à la littérature et au journalisme. Sa poésie qui chante la liberté et la vie continue d’être honorée pour son aspect rebelle et incontrôlable tant sur le plan sémantique que formel. L’Arche à vau-l’eau, L’Etreinte du sablier, Insulaire et Scie, Solstice Barbelé, tous des recueils qui témoignent de la revendication identitaire berbère et nord-africaine de ce poète hors-norme. « Tahar Djaout vécut en homme libre. Aussi quelle colère nous anime d’avoir gâché tant de beauté et d’énergie. Quelle épitaphe pour celui qui fut le grand poète d’une sensibilité sans cesse affinée. Sa gloire est d’avoir préparé pour les autres la vie qui lui fut refusée », écrit Kamel Bencheikh dans on hommage à Djaout.

Né le 11 janvier de 1954, Tahar Djaout a grandi poète, et est mort poète. Il a écrit pour l’Algérie et le peuple algérien. Sa vie n’a été que chants et hymnes pour la liberté. Sa mort qui demeure un événement tragique comme l’est l’histoire de l’Algérie, l’a élevé au rang du poète-martyre assassiné pour sa parole.

 

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