Le manifeste du confinement volontaire

1-Mars 2020 ! Il se passe quelque chose d’incroyable dans le monde. Le mot d’ordre est au confinement. Une pandémie due à un Coronavirus appelé covid-19, le dernier né du SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) menace sans exception et en vrai toute l’humanité. Si ses symptômes rappellent ceux de la grippe saisonnière, sa contagion a dû être écrite par le scénariste d’un film catastrophe. La vitesse de propagation du virus est inédite et c’est là que réside sa dangerosité. Chaque humain est un potentiel covid-19. Cela veut dire qu’il peut être testé positif au virus et présenter 3 cas de figure : asymptomatique mais contagieux pour autrui. Malade contagieux se rétablissant. Malade trépassant mais toujours contaminant. Les pays n’apportant pas la même réponse sanitaire, le plus désespérant, c’est d’être à la merci d’un système de santé défaillant faisant empirer un cas qui pourrait être sauvé facilement dans une contrée développée. Faute de moyens, de compétences et surtout en l’absence de normes adéquates en matière de gestion des structures hospitalières en Algérie, le confinement est doublement vital, afin de ne pas vivre la tuerie des hôpitaux démunis face à ce nouveau coronavirus qui lui n’est pas toujours mortel mais pouvant éprouver l’organisme d’une façon spectaculaire!

Les personnes à faible immunité que sont les catégories âgées et les individus atteints de maladies chroniques sévères sont certes dans le collimateur. Mais qui est vraiment sûr de son système immunitaire avec la sédentarité érigée en mode de vie, la malbouffe comme auxiliaire de la vie active et les perturbations sous-jacente de la chimie de notre cerveau. Ce dernier étant l’épicentre des neurotransmetteurs qui régulent le bon fonctionnement de nos défenses immunitaires. Ces perturbations nous les subissons malgré nous mais  la  majorité du temps c’est avec notre bénédiction. En cause, la recherche des plaisirs immédiats que procurent  le sucre raffiné, les aliments transformés, et l’argent facile. Ce  sont là les symptômes de la première grande pandémie de notre époque. Peu y résiste. Ses conséquences sur l’espèce humaine sont effroyables. Des maladies chroniques à la pelle, des troubles émotionnels devenus la norme, une schizophrénie banalisée et la bipolarité érigée en effet de mode. Je m’arrête ici car mon propos est ailleurs.

2-Si j’ai décidé d’écrire  ces quelques lignes qui vont probablement devenir des pages c’est parce que le sujet qui m’interpelle ici concerne le confinement.

En ce début du 21ème siècle, le monde de la technologie futuriste – pour certains pays avancés- et des smartphones planétarisés -dotant l’humain d’un 6ème sens visible  appelé ‘le tactile’- découvre bouche bée le confinement pour sauver des vies.

Je résiste pour ne pas faire un pamphlet à propos de toutes les idioties que j’ai pu lire et entendre à propos de personnes se plaignant en temps normal de rythme de travail infernal, n’ayant que ces ritournelles à la bouche « je n’ai pas un moment à moi », « je rêve de ne rien faire » et « je voudrais que le weekend n’en finisse jamais » qui au bout d’une semaine de confinement se mettent à dire : « je stresse à ne rien faire, je n’en peux plus, quand est-ce que tout ça va finir ».

Je m’arrête là encore. Je ne voudrais pas porter de jugements faciles. Après tout, nous ne sommes pas faits de la même espèce de confinement même si nous appartenons à une même et unique espèce vivante.

Pascal n’avait-il pas prévenu ? « la seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche principalement de penser à nous…. Sans cela, nous serions dans l’ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher un moyen plus solide d’en sortir »

Dans une bande dessinée consacrée à la littérature française[1], les deux auteurs ont exprimé la pensée de Pascal de la manière suivante: « l’Homme est en proie à ‘l’ennui’, c’est-à-dire à l’angoisse. S’il reste sans rien faire, il sent aussitôt son néant. Alors pour ne pas y penser, il fuit dans le divertissement. Par ‘divertissement’, il faut entendre tout ce qui occupe le temps : métier, distractions, recherches scientifiques…Cela concerne tout le monde même les rois ».

Vous comprenez donc que mon propos ici s’intéresse à la notion de confinement (et son corollaire l’ennui). C’est vrai qu’elle parait complètement antinomique avec l’idée de liberté. Durant des siècles, l’oppression  vécue par les êtres humains -et qui continue toujours de sévir dans certains pays en déphasage temporel avec l’idée d’une humanité libre standard-, se manifestait par l’enfermement des gens.

Obéissant à des codes d’esclavage avalisés par la norme social en cours, cette oppression concernait aussi bien des hommes asservis par des seigneurs, des femmes cloîtrées au nom de la barbarie des mœurs sévissant à l’extérieur et d’enfants exploités pour des raisons de survie d’adultes. Je ne m’étalerai pas ici non plus. L’essentiel étant de  comprendre que désormais, dans le siècle avancé dans lequel nous vivons en surfant ou plus exactement dans lequel nous surfons en survivant, l’espèce humaine entrée dans l’ère de l’homo-tactilus se refuse qu’on lui impose le confinement. Cela réveille un inconscient collectif de l’oppression et de la dictature bref de l’enfermement imposé. Une vie confinée n’est pas une vie, l’absence de mobilité est terrible pour un être humain.

3-Malheureusement de par le monde, il existe encore des contrées où les femmes sont confinées de force par  famille, mari, et  pesanteurs d’une société conservatrice. Même si beaucoup de chemin a été parcouru pour la présence de la gente féminine dans l’espace public en lui permettant de sortir à sa guise, il restera toujours des codes de conduite féminine à respecter. Ne pas rentrer après la race masculine présente dans la maison si le soleil s’est déjà couché. D’ailleurs pour beaucoup de femmes musulmanes, l’appel de la prière du maghreb (4ème prière de la journée annoncée par le coucher du soleil) est anxiogène. Sachant que dans moins de 30mn la rue deviendra dangereuse pour elles. Hâter le pas est un geste de survie quand c’est possible que ce dernier  mène rapidement chez soi. Si c’est en voiture, alors l’accélérateur vrombira. Si par malheur c’est un moyen de transport public,  elles auraient dû y penser bien avant le début de l’heure de l’ancestral état de confinement patriarcal  relayé par le muezzin.

Celles qui sont devenues femmes avant l’indépendance de l’Algérie (1962)-et sont encore en vie- associées à celles d’après, jusqu’aux années 1990, témoignent d’un véritable savoir-résister en matière de confinement dans leur maison. Confinées par la norme sociale d’essence traditionnelle et religieuse avec un zest de tyrannie masculine, elles pourraient apporter leur expertise au reste du monde qui a depuis longtemps  libéré les femmes.

Qu’en est-il des algériennes devenues femmes au 21ème siècle ? Disons qu’elles ont acquis un peu plus de liberté que leurs aînées citées plus haut du fait de la nécessité économique. Mais cela s’est dûment accompagnée d’une mutation contrôlée de la société, sous le joug -tradition, religion, zest de tyrannie masculine- qui a réussi à diffuser le Hidjab (voile) pour toutes (avec quelques exceptions, heureusement). L’équation s’étant inversée, les femmes des années 2000 sont plus libres de mobilité que les femmes du 20ème siècle mais moins agiles dans le mouvement de leur liberté de pensée. A présent, une grande partie d’algériennes voyage seule, étudie, entreprend, se mélange avec bénédiction aux hommes et plus si affinités. Tolérée dans les espaces publics et virtuels de par leur accessoire magique, le cache cheveux, cette majorité visible mettant en valeur son visage jusqu’à faire oublier sa tête couverte, est convaincue religieusement  par le port de son voile et le bénéfice du doute lui est accordé. Sauf que petit bémol ces femmes semblent ne pas posséder de savoir-résister en matière de confinement ? Leur foi religieuse manifestée par leur hidjab  ne leur serait-elles d’aucun secours en fin de compte ?

Je me suis peut-être égarée en cours de chemin, mon propos était de relever une contradiction des plus inhabituelles. Au sein d’une génération de femmes à qui on a tout interdit sauf cacher ses cheveux, la résilience face au confinement en est la valeur ajoutée . Par contre dans cette nouvelle génération à visage découvert et cheveux cachés volontairement –entre autre pour faire face à l’hypocrisie sociale- des jeunes-femmes ont pu accéder à la liberté totale, tout en manifestant une faiblesse psychologique face au confinement. Mon propos ici ne veut stigmatiser aucune des deux catégories, des exceptions peuvent exister dans l’une et l’autre. Mais la grande tendance rejoint ce que j’ai énoncé avant.

Et si le monde intérieur n’était accessible qu’à celles  qui ont saisi l’essence de la liberté ? Puisque le savoir-résister face au confinement n’est que l’autre forme de survie à l’absence de liberté de mouvement.

Bien sûr le confinement dont il est question ici est lié à la pandémie donc aucunement dicté par une tyrannie patriarcale comme c’est souvent le cas dans un pays comme l’Algérie. Les hommes sont également concernés par cette mesure mais je ne vais pas non plus faire l’apologie du confinement idéologique de ces derniers. Je risque de perdre le fil de mon propos.

Le thème central de ma contribution propose une digression autour de la constitution des ressources intérieures nécessaires pour faire face à l’obligation de se confiner quand cela devient un acte civique de survie. Incontestablement celles et ceux qui s’en sortiront avec un bonus ou plus exactement sans séquelles psychologiques ou pondérales seront ces êtres qui auraient appris en temps normal à pratiquer des retraites avec eux/elles même malgré l’attrait de la vie extérieure et ses occupations éphémères. Et attention je ne prétends pas que toutes celles qui ont été confinées par le fameux joug cité plus haut sont dotées de cette qualité supérieure qu’est la sociabilité avec soi-même. Disons qu’il ya plus de chance d’y accéder en expérimentant très tôt certaines conditions particulières de non exposition à trop de facilité de vie, de liberté factice et de caprices enfantins jamais soignés.

4- Je vais donc exposer  ma plaidoirie pour le confinement volontaire pratiqué bien avant cette injonction à le faire pour cause de pandémie. Le confinement volontaire est  une stratégie de vie sciemment choisie afin de traverser les années sans altérer sa personnalité originelle. Par cette dernière j’entends la personne qu’on est vraiment et qu’on a été certainement un jour durant le bref âge d’or de sa vie naïve. Cet âge écarlate est souvent associé à une description positive et agréable de nous, racontée  hélas maintenant au passé. Elle a fini broyée par des déceptions imputées aux personnes qu’on côtoie. Ainsi survint la première mort de l’être humain. Une extinction latente des feux joyeux d’une part enfantine censée demeurer dans l’adulte, la seule à même de donner de l’éclat à ses interactions humaines.

Le confinement volontaire produit un monde intérieur surdimensionné, souvent accompagné d’un égo mesuré. Pourquoi  parler de ce dernier, juste pour rappeler qu’en révisant chaque jour les classiques de l’égo on accède à la littérature de soi. C’est comme posséder un super pouvoir. N’est-ce pas ça le secret des super héros ? Des êtres ordinaires avec une vie extraordinaire. En découvrant notre potentiel enfoui et asphyxié par le regard des autres, et avec toute la latence d’en profiter en secret, notre personnalité devient authentique. Au risque de passer pour un.e farfelu.e, le ‘tout à l’égo mesuré’ assurant la maintenance, on devient assurément libéré du regard ou du jugement des autres.

Ce  super pouvoir c’est la capacité à vivre dans le confinement volontaire même imposée du moment que la liberté de faire ce qu’on aime est présente. Est-ce dès le départ un choix délibéré de vie? Certainement que non ! La prise de conscience viendra avec le temps, on peut détester ça quand on est privée de sensation de liberté. Mais il faut avouer également que c’est dans l’absence de liberté qu’on apprend à dialoguer avec le confinement.

5- Résumons la situation : face à cette  pandémie qui a donc surpris la planète, les gouvernements de l’écrasante majorité des pays ont sommé leurs populations à respecter l’injonction de confinement pour éviter une contagion fatale. Aucun système hospitalier  de par le  monde, dans n’importe quel Etat aussi développé  puisse-t-il être ne pourra soigner équitablement des malades qui tomberont comme des mouches une fois l’expansion exponentielle du virus entrée en œuvre. Les capacités d’accueil étant l’obstacle même pour les meilleurs structures sanitaires et non pas leur compétence. Se confiner est une manière de juguler le flux de malades d’une façon raisonnable.

Si on devait rajouter la variable «  médiocrité des hôpitaux » à l’équation « gestion difficile des flux de malades »,  se terrer est la seule issue louable car se confiner est un euphémisme,  un caprice et aucunement une contrainte. Sauf quand les revenus pécuniaires se tarissent. Là il n’y a pas photo ! Mais en supposant que certains osent  se plaindre du confinement en étant à l’abri des aléas de la vie, le coronavirus pourrait sans doute leur faire changer d’avis  en les infectant ! N’a-t-il pas déjà réussi en un temps record à éduquer les peuples de la terre à un minimum d’hygiène sociétale requise ? Se laver les mains fréquemment, se déchausser devant la porte,  éviter de se toucher le nez, la bouche et les yeux à tout moment de la journée pour ensuite  balader ses mains sur de la nourriture et autres endroits qu’on taira ici. Hélas ! Le confinement est l’art de la connaissance de soi qu’on n’a jamais pensé à diffuser même à l’ère de la mode des formations en développement personnel et du coaching. Pourtant c’est le cours prérequis.

En fait ce qui est étonnant c’est que sur les réseaux sociaux et même bien avant ces derniers, dans la vie courante, se partagent, se répètent, s’écrivent et se lisent des maximes de vie issues de la philosophie, des religions, de la poésie, de la littérature ou de la sagesse populaire. Toutes convergent vers une dimension cachée, la connaissance de soi. Je cite quelques exemples de mes memento :

« La victoire sur soi est la plus grande des victoires ».  Platon

و في انفسكم افلا تبصرون »  »   le Coran [2]

 « Connais-toi toi-même ».  Socrate

« Quand nous nous manquons à nous-même, tout nous manque ».  Goethe

 » Le véritable voyage, ce n’est pas de parcourir le désert ou de franchir de grandes distances sous-marines, c’est de parvenir en un point exceptionnel où la saveur de l’instant baigne tous les contours de la vie intérieure.  »  Saint-Exupéry

 » Qui regarde dehors rêve. Qui regarde à l’intérieur se réveille.  » Carl Gustav Jung

 » Mille victoires sur mille ennemis ne valent pas une seule victoire sur soi-même.  » Bouddha

 » On connaît l’univers et on ne se connaît pas. « Jean de La Fontaine

 » Il y a trois choses extrêmement dures : l’acier, le diamant et se connaître soi-même. « Benjamin Franklin

 » Au lieu d’aller dehors, rentre en toi-même ; c’est au cœur de l’homme qu’habite la vérité.  » Saint-Augustin

 » Si tu veux connaître ta valeur exacte, mets de côté argent, maison, honneurs. Regarde au-dedans de toi-même.  » Sénèque

 ‘Celui qui n’est jamais seul ne se connaît plus lui-même.  » Paulo Coelho

 » La plus grande chose du monde, c’est de savoir être à soi.  » Montaigne

6- Il ya autre un gap  qui vient encore séparer les humains. Certains accèdent matériellement au bien-être social, on appelle cela le développement matériel. D’autres comprennent qu’il n’est qu’un tremplin pour connaître la dimension cachée qu’est le bien-être avec soi-même, on nommera cela le développement de soi. La quête de soi ne finit jamais, mais nous ne lui donnons pas le même sens ni une unique interprétation.

Ce que nous ressentons et ce que vous vivons en cette période de confinement -quand nous n’appartenons pas à une catégorie démunie financièrement- est l’ultime test de chacun avec sa propre vie. Si cette période a été difficile psychologiquement, si elle a été source de conflits, de stress, d’épuisement, de souffrance, de terreur ou de malaise c’est que quelque part, nous n’avons fait que différer nos véritables insatisfactions aux calanques grecques.

Certainement que c’est trop demandé de concilier pandémie et bénéfice du confinement. D’un côté la peur d’être contaminé, de l’autre les incertitudes des lendemains et au milieu nous avec nos tracas de vie et leurs fracas.

Ce texte n’a aucune prétention de régler les problèmes de l’humanité. Trop de cas, trop d’exceptions et une multitude de misères de toutes sortes. Mais si vous le lisez,  il est fort probable que vous ayez accédé à un niveau de vie réflexif qui vous permet de commenter l’actualité et donner  un avis sur tout car vous êtes éduqués.

Le propos est donc de considérer cette période de confinement comme du pain béni. Est-ce un hasard si le pain qu’on mange a trouvé les faveurs des confinés en se mettant à le confectionner à la maison. A tort ou à raison,  notre rapport au pain reflète notre changement au fil de notre cursus de vie.

Certainement que la société algérienne a encore un rapport traditionnel au pain, même si celui fabriqué industriellement a également beaucoup d’adeptes. C’est carrément une société de consommation effrénée et gaspilleuse de cette victuaille incontournable dans l’alimentation humaine. Mais cela ne garantit en rien un équilibre alimentaire ni un gage de sa qualité. Un bon pain est souvent celui consommé avec modération et grande attention. Il est surement et également celui confectionné avec la main et dans le respect de la tradition ancestrale qui l’a vu naître. Le besoin de toucher la pâte et de s’en imprégner fait partie de cette recherche du bon pain, léger et tendre.

Attention il n’est nullement question ici de renoncer à la modernité, au contraire l’être confiné volontairement a horreur des traditions qui asservissent, ne gardant des coutumes et us puisqu’il faut les appeler encore ainsi que le folklore festif qu’on peut extraire en les débarrassant de toutes velléités d’infériorité de la condition féminine et masculine.  Ce super héros banal ne cesse d’aspirer à l’intelligence de son être, une fois  débarrassé de sa condition de consommateur de masse, -qui reste un passage obligé pour sauter à l’étape d’élévation humaine finale, qui elle est durable-.

Enfin pour clore ce journal du manifeste pour le confinement volontaire, me vient en tête un  exemple sur la valeur ajoutée du confinement involontaire subis par quelques algériens il ya 30 ans. Ils n’ont pas été contaminés par le virus de la bigoterie. Un autre exemple sur le bonus du confinement volontaire c’est la protection contre les pensées négatives dominantes et la puissance de diffusion de leurs ondes à vous rendre malades et mal dans votre peau. Un  slogan : « pour votre santé, mangez équilibré : moins de sucres raffinés, très peu (ou pas) d’aliments transformés et pensez à vous confiner de temps à autre ».

[1] L’incroyable histoire de la littérature française, Catherine Mory et Philippe Bercovici, les arènes BD, 2019, 287p

[2] Verset 21 sourate الذاريات   « Nous leur montrerons nos signes à tous les horizons et en eux-mêmes, jusqu’à ce que la vérité éclate pour eux. Eh quoi ! ne suffit-il pas que ton seigneur soit le témoin de tout ?

6 commentaires sur “Le manifeste du confinement volontaire

  1. Superbe article décrivant la COVID-19, et soulignant les défaillances des systèmes économiques, de l’alimentation dite Junk food de certains, jusqu’au déséquilibre du mycrobiote.
    Zoubida Berrahou est une chroniqueuse hors normes, de part sa maîtrise de plusieurs domaines scientifiques, sociologiques, philosophique, son savoir en nutrition, et bien évidemment c’est ce qui fait d’elle une exception culturelle.

  2. Elle soulève des réalités sur l’état de santé de L’être humain en tant que capital de l’humanité Soulignant les dictats du 21eme siècles, des sociétés matérialiste, d’un mode de vie malsain que l’humain mène, et sans réaliser sa dangerosité sur sa santé et son développement personnel.
    Zoubida Berrahou est une avant-gardiste dans la critique constructive en tant que chroniqueuse , elle nous guide à trouver le bon, à devenir les meilleurs de nous mêmes à travers ce confinement du à la COVID-19. Et parallèlement, elle n’a pas finit son article, car, le meilleur est à venir!

  3. Incontestablement celles et ceux qui s’en sortiront avec un bonus ou plus exactement sans séquelles psychologiques ou pondérales seront ces êtres qui auraient appris en temps normal à pratiquer des retraites avec eux/elles même malgré l’attrait de la vie extérieure et ses occupations éphémères. Dans ce passage, notre chroniqueuse nous pousse vers un éveil qui pourrait améliorer toute notre vie !

  4. découvrant notre potentiel enfoui et asphyxié par le regard des autres, et avec toute la latence d’en profiter en secret, notre personnalité devient authentique . La quête de soi ne finît jamais. C’est tellement bien résumé. Devenir la meilleure version de soi-même avec ce temps de confinement,

  5. Chère Fouzia Zemmali, merci pour votre lecture attentive et vos commentaires enthousiastes.

    Vous me faites trop d’honneur, j’en suis touchée.

    Effectivement nous avons l’obligation de nous éveiller et sauver notre peau et notre vie en contournant le système qui nous oblige à gâcher notre vie au nom d’une vie meilleure.
    Nous rendrons service et à nous et à la planète et l’humanité.
    Et nous échapperons aux pandémies qui s’attaquent aux défaillances de notre organisme nourri artificiellement et synthétiquement.
    Au plaisir d’échanger davantage Madame.
    Amicalement ????

  6. Brillant article, très bien écrit, plein de fantaisie, d’humour, de savoir, bref, de poésie irradiée de réalité.
    Je lis que trop rarement des textes aussi riches de sens, de ruses de la muse, nécessaires, et qui ne sont point vaniteux en l’espèce de l’auteur qui se moque également de nous et de lui.
    Zoubida Berrahou, continuez à nous distraire, vous êtes une véritable artiste.

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